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septembre 2020

UN GUIDE DE PRÉCONISATIONS SANITAIRES POUR LE BTP

L’OPPBTP, l’organisme de conseil en prévention des risques professionnels des branches Bâtiment et Travaux Publics, s’est très rapidement mobilisé pour publier un guide de préconisations pour la continuité des activités de la construction en période d’épidémie de Covid-19, puis pour accompagner les entreprises dans la reprise des chantiers.

 

Interview réalisée le 15 juillet


Avec la publication de son guide de préconisations sanitaires, l’OPPBTP a joué un rôle majeur pour accompagner les entreprises dans la reprise des chantiers. Trois mois après sa publication, quelle appréciation portez-vous sur son appropriation par les entreprises?

Le 21 mars, l’État et les organisations patronales du BTP ont conditionné la reprise des activités du BTP pendant le confinement à la publication d’un guide de préconisations sanitaires réalisé par l’OPPBTP, qui devenait donc le sésame attendu par toutes les entreprises.

Le guide présente des recommanda­tions face à un risque encore mal connu. Il est le résultat d’un compromis entre la protection maximale des salariés et de tous les intervenants sur le chantier et la nécessité de continuer à vivre avec l’épidémie. Nous nous sommes calés sur les préconisations médicales et les recommandations des pouvoirs publics, en adaptant celles-ci au contexte du BTP.

Collectivement, le BTP a assumé une position plutôt maximaliste car il n’était pas question de prendre le moindre risque. Il faut saluer le travail remar­quable d’un grand nombre d’entreprises pour mettre en œuvre de façon effec­tive des “trucs et astuces” pour faciliter l’appropriation de mesures de protec­tion sur le terrain. Je suis émerveillé par cette créativité. Les salariés eux aussi ont souvent été épatés par toutes les solutions mises en place, et ils y parti­cipent aussi grâce à leur imagination. La mission de l’OPPBTP a également consisté à accompagner les fédérations professionnelles (FNTP, FFB et CAPEB), dans les différentes déclinaisons “métiers” du guide afin d’aider les entre­prises à s’approprier ces nouvelles contraintes de travail, et réussir ainsi la reprise de leurs activités.

Cela dit, nous constatons de très grandes disparités de mise en œuvre entre entreprises et chantiers, avec un relâchement à mesure que les informa­tions sanitaires se font plus rassurantes. Comment maintenir des règles strictes dans l’univers professionnel quand tout semble désormais possible dans l’espace public?

Quelles ont été les conditions indispensables à la reprise?

Même si ce n’est pas directement un enjeu de prévention, la question de la relation contractuelle s’est imposée comme un point clé. Pour la reprise, nous avions besoin de tous les acteurs, maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre... toute la chaîne de construction était perturbée, y compris l’approvisionne-ment en fournitures. Beaucoup d’initiatives ont été prises, comme les conventions régionales, “chartes de bonnes pratiques pour la gestion des chantiers”, dont la première a été signée dans les Hauts-de-France, afin de choi­sir les critères de priorisation des chan­tiers à redémarrer ou de définir des clés de répartition des surcoûts équitables entre les partenaires des arrêts de chan­tier et des mesures de protection à mettre en place. Les Coordinateurs Sécurité et Protection de la Santé (CSPS), accompagnés par l’OPPBTP, ont reprécisé les contours de la mission et comment cette mission est impactée ou non par la gestion du risque Covid.

Les fabricants de matériels et maté­riaux, les loueurs aussi se sont organisés pour accueillir les professionnels dans les meilleures conditions. Il est intéres­sant de noter comment toute la chaîne économique s’est spontanément coor­donnée pour apporter un continuum de solutions sûres pour les personnels.

Le BTP a lui aussi été confronté à la pénurie de masques. Comment a-t-il fait face?

Il faut d’abord souligner que la généro­sité du secteur du BTP envers le secteur hospitalier a été remarquable, avec des dons non seulement de masques FFP2, FFP3 et masques de protection de niveau 1, mais également de combinai­sons jetables, de surbottes, de gants et de lunettes de protection. Certains ont gardé le minimum pour eux et pour les travaux urgents. Mais très vite, les entreprises du BTP ont été confrontées aux difficultés de fourniture en gel hydroalcoolique et en masques. Ce qui ne permettait pas une reprise dans des conditions satisfaisantes, même s’il était possible, pour certaines opéra­tions, d’intervenir en respectant la dis­tance minimale d’un mètre entre deux personnes. Les entreprises se sont alors arrangées pour attribuer des véhicules individuels (ce qui avait pour effet de limiter le nombre d’occupants dans les fourgonnettes et d’éliminer l’exigence de désinfection du véhicule au change­ment d’utilisateur), de l’outillage per­sonnel... Les grands groupes qui avaient des services de sourcing à l’international ont pu acheter des masques assez vite, les organisations professionnelles ont aussi pris les devants, les autres ont dû attendre.

LES OUTILS MIS À DISPOSITION DES ENTREPRISES

L’ensemble de ces documents sont consultables et téléchargeables sur le site preventionbtp.fr

  • 22 fiches-conseils, dont 3 check-lists. Exemples: “Porter efficacement son masque pour se protéger”, “Adopter les bons réflexes pour se protéger dans les bureaux, dépôts et ateliers du BTP”.
  • 11 solutions chantier. Exemples: “station lave-mains autonome”, “gestion de l’outillage Covid-19”.
  • 10 affiches personnalisables. Exemples “se protéger pour intervenir chez un particulier à risque”, ou encore “canicule, travailler par forte chaleur et se protéger du Covid-19”.
  • 8 outils d’assistance technique en ligne. Exemples: “Aide à la rédaction du plan de continuité d’activité”, “aide à l’organisation de briefing d’équipe”.
  • 7 vidéos présentant les bons gestes. Exemples: “Comment se déplacer en sécurité”,

“Adoptez les bons réflexes pour rester protégés”.

La plupart des outils ont été traduits en 7 langues: anglais, allemand, espagnol, italien, polonais, portugais et roumain.

Une base de Questions/Réponses, tenue à jour par les différents experts de l’OPPBTP est accessible en ligne. Un espace d’entraide a également été mis à disposition des entreprises afin de partager et promouvoir toutes les astuces et bonnes pratiques.

Quelles sont les difficultés qui perdurent au regard de l’application des consignes de sécurité sanitaire sur les chantiers?

La règle de distanciation sociale va à l’encontre de ce qu’est le BTP: un métier de main-d’œuvre, de contacts, d’échanges. Il est difficile de changer ses habitudes. C’est pourquoi l’OPPBTP a proposé la nomination d’un référent Covid, à la fois pour faire respecter les nouvelles consignes mais également pour faire remonter des retours d’expérience. Les retours terrain montrent l’importance de ces personnes dédiées à la vigilance bienveillante au sein des équipes. La distance physique, le port du masque, la désinfection des outils... tous ces nouveaux réflexes sont diffi­ciles à acquérir. De plus, le port du masque et des lunettes entraîne une gêne à cause de la buée, et on ne sait pas bien y répondre. Les masques de protection respiratoire sont un obstacle à la respiration naturelle, et quand il fait chaud, ils deviennent humides et sont très inconfortables. Lorsqu’on partage un véhicule ou des équipements, on doit acquérir le réflexe du nettoyage avec un détergent. Les habitudes pour­ront-elles se prendre? Il est encore trop tôt pour le dire. Le port des chaussures de sécurité et du casque a mis des années à s’imposer.

L’attention portée au Covid-19 ne risque-t-elle pas de faire oublier les risques “classiques”?

Il faut en effet rester vigilants. Les métiers du BTP demeurent accidento-gènes et ils paient un lourd tribut aux risques traditionnels. Un des côtés posi­tifs de la crise sanitaire réside dans le fait que la prévention est présente dans tous les esprits. De plus, on a remis en avant la notion de risque et en particu­lier de risque invisible, comme le risque chimique, souvent mal appréhendé dans le BTP. Les habitudes de port de masques de protection respiratoire devraient nous aider à mieux prévenir ces risques.

Quels peuvent être les autres bénéfices de la crise dans le champ de la prévention des risques?

Tout d’abord, la réactivité, l’agilité et la résilience dont notre pays, les organisa­tions, les entreprises, et les individus ont su faire preuve. Nous avons su réin­venter des circuits de fabrication et de décision en un temps record. Cela n’au-rait jamais pu se produire en temps normal. Il y a une légitime fierté des acteurs sur leurs capacités à innover dans cette crise. Nous avons fait un remarquable apprentissage du travail à distance et de nombreux professionnels du BTP espèrent en garder les béné­fices pour l’avenir, dont celui d’organiser des réunions plus courtes et plus effi­caces.

L’hygiène, point focal de la crise et sou­vent déficient dans le BTP – particuliè­rement dans les petits chantiers où il relève souvent du système D – est devenu l’objet de toutes les attentions. Ce qui oblige de lui allouer des moyens conséquents: capacité à se laver les mains fréquemment, dispositions à prendre pour les toilettes, pour les ves­tiaires et les bureaux sur les chantiers. Cette crise nous pousse à travailler pour ancrer ce type de bénéfice dans la branche, pour le bien-être des équipes. Pour les chantiers en cours, les investis­sements ont été faits, le coût du main­tien des installations dans la durée devrait être marginal. Mais les nouvelles opérations post-Covid vont-elles en bénéficier? Ce n’est pas encore gagné! Globalement, avec le Covid, un risque de la vie de tous les jours a envahi le monde du travail. Et par conséquent, la crise sanitaire a fait voler en éclats la différence entre santé au travail et santé tout court. L’intérêt de l’entreprise est de se saisir de façon plus large de la santé tout court.

Justement, le coût des mesures liées à la prévention du Covid-19 a un impact non négligeable sur la productivité des entreprises. Quelles solutions sont imaginées pour concilier protection et productivité?

Il est certain que les entreprises entendent retrouver leur niveau de pro­ductivité tout en conciliant au mieux la protection des salariés. Des solutions de mécanisation pour se substituer à un port de charges par deux ou trois per­sonnes sont aujourd’hui regardées de façon différente, en mettant en balance le coût des investissements correspon­dants en outillage, face au coût des arrêts de travail induits par la pandémie en l’absence de ces outillages. De même, les procédés de préfabrication suscitent l’intérêt puisqu’ils limitent les temps d’intervention sur les chantiers où l’environnement est plus complexe. L’utilisation des outils digitaux et du Building Information Modeling (BIM), déjà en fort développement, devrait aussi sortir renforcée de la crise. Ils sont le gage d’une meilleure organisation globale du travail, et par conséquent d’une meilleure prévention et d’une pro­duction de qualité. N’oublions pas que prévenir, c’est organiser et optimiser: un chantier bien mené en prévention est un chantier bien mené en produc­tion.

Le BTP a aussi pris plus pleinement conscience pendant cette crise des capacités de l’innovation pour apporter des solutions. Venant de l’industrie, j’étais très surpris en arrivant dans le BTP de constater que les dépenses de R&D ne soient connues dans aucune entreprise. Tous les grands groupes ont désormais des directions innovation mais il y a encore du chemin à parcourir, les jeunes ingénieurs ont beaucoup à apporter et développer dans ces groupes remarquables.

Après la crise, le rôle de l’OPPBTP pourrait-il évoluer?

Je trouve intéressant de revenir tout d’abord sur les modifications de nos modes de fonctionnement pendant la crise, tant à l’OPPBTP qu’avec nos par­tenaires, organisations professionnelles et entreprises du BTP. Nos organisa­tions ont fait preuve de leur maturité. Les systèmes, développés de longue date, parfois vécus comme des carcans par nos équipes, alliés aux compétences des équipes dont celles des managers, ont permis à l’organisation de tenir dans la tempête, les deux conjugués ont per­mis l’initiative indispensable au niveau de chaque équipe, tout en restant unis dans l’action. Agilité et résilience sont les deux maîtres-mots, associés à l’esprit d’équipe. Cette crise a aussi fait voler en éclat certaines barrières, en particulier sur le télétravail et l’enjeu de confiance envers les collaborateurs qui va avec: mais peut-on autoriser le télé­travail le lundi, à la suite du weekend? Ou le mercredi avec la garde des enfants? La preuve a été apportée de la force de l’engagement, le travail a été fait. Dans un monde du BTP encore peu habitué aux modes de travail à distance, nous avons fait des pas de géant tant pour les nombreuses réunions que pour les fonctions supports et l’ingénierie.

L’OPPBTP a été au contact direct de toutes les organisations représenta­tives de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre, qui ont reconnu notre savoir-faire et la nécessité de se préoc­cuper de la santé-sécurité. Cela peut nous donner pour demain les moyens d’une meilleure interaction avec elles. Ces circonstances exceptionnelles ont également utilement rappelé aux branches et aux entreprises que nous sommes présents pour les accompa­gner. Les conseillers de l’OPPBTP ont assisté à de nombreux CSE dédiés au Covid-19 et apporté leur soutien et leur expertise. Nous avons introduit des outils digitaux il y a deux ans pour faci­liter la réalisation du document unique, nous avons créé le service Prévention En direct qui a montré toute son effica­cité en cette période de crise. Des inno­vations dans le domaine des méthodes constructives, telles que le BIM ou le Lean Management, ont apporté des solutions dans la gestion de la crise, et contribueront de façon durable à amé­liorer la performance des entreprises en matière de Prévention.

Nous expéri­mentons aussi la formation à distance. Tous ces outils de promotion et d’animation de la prévention auprès de la profession resteront pérennes. De même, nous souhaitons organiser de façon plus large des “retours d’expérience” métier par métier, afin de parta­ger des solutions de prévention, notamment avec les petites et moyennes entreprises, qui ont moins la capacité de le faire seules que les grandes. 

UN GUIDE PUBLIÉ EN UN TEMPS RECORD

  • En début d’année, l’épidémie nous paraissait encore lointaine, elle touchait particulièrement la Chine, puis en Europe, l’Italie.
  • Le 1er mars, nous avons commencé à appliquer les gestes barrières, à ne plus nous serrer la main.
  • Tout s’est précipité le 14 mars avec la fermeture des cafés et des restaurants.
  • Le 16 mars au soir, le président de la République parlait de guerre à engager contre la pandémie. Il fallait rester chez soi. La France tombait en état de sidération, une chape d’immobilisme tombait sur elle. Cela a déclenché l’arrêt brutal de l’activité de l’ensemble des acteurs pour se mettre à l’abri. Seules pouvaient perdurer les activités essentielles à la vie des citoyens. On assistait à une mise en protection maximale individuelle et collective.
  • Dès le mercredi 18 au matin, l’OPPBTP prend les choses en main: des groupes de travail sont constitués, rassemblant ses propres experts, ses médecins-conseils, ainsi que des experts d’entreprises. Il s’agissait d’élaborer des préconisations de sécurité sanitaire spécifiques au BTP pour la continuation des activités en contexte épidémique.
  • Le 19 mars, la ministre du Travail s’en prend vertement aux entreprises du BTP qui décident de stopper leur activité du fait de la mise en confinement, provo­quant ainsi chez l’ensemble des acteurs un grand moment de désarroi.
  • Le 21 mars, une première trame du guide était prête.
  • Le 23 mars, les partenaires sociaux sont associés à la réalisation du guide, dont un premier projet est adressé à l’État le 24 mars, avec le soutien des 3 syndicats patronaux du BTP et 4 syndicats salariés sur 5 (la CGT conteste la possibilité de maintenir des travaux non urgents).
  • Le 25 mars, le Conseil Supérieur de la Construction (rassemblant toutes les organisations de la maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre, ainsi que le secteur du bâtiment) est consulté.
  • Le 29 mars, après de multiples échanges et allers-retours entre les différentes parties prenantes, le document final est le fruit d’un arbitrage de l’État et de l’ensemble des acteurs de la construction,
  • Le 2 avril, après un ultime partage avec les partenaires sociaux, le guide est publié officiellement. Sont aussi diffusés les premières fiches et outils associés, pour en faciliter la mise en œuvre.

Quels enseignements profonds pourrions-nous tirer de la crise que nous venons de vivre?

Cette crise est venue de Chine, et en chinois, le mot crise est associé à la notion de renaissance et d’opportunité. Dans l’étymologie européenne, c’est au mot décision que le mot crise est asso­cié, du grec “krisis”.

Cette crise sanitaire nous rappelle que les risques liés à la santé, et pour ce qui nous concerne dans les entreprises à la santé au travail, doivent rester dans notre viseur. Pour n’avoir pas renouvelé un stock de masques à 300 millions d’euros, nous avons récolté une crise à 300 milliards! Et attention en particu­lier aux risques invisibles comme les risques chimiques, dont nous ne vou­lons pas voir les conséquences véri­tables, avec un coût total en cancers et autres maladies insidieuses certaine­ment astronomique. Nos entreprises doivent se mobiliser radicalement sur le sujet, d’autant que la demande citoyenne est très forte.

Au-delà de cette attention aux risques, cette crise a fait voler en éclat la fron­tière traditionnelle entre la santé au travail et la santé tout court! Ce qui les distingue le plus n’est pas une question de santé, c’est la responsabilité de l’employeur. Ces notions, issues d’une loi de 1898, doivent être remises en question. L’employeur ne peut plus être respon­sable de tout, et les entreprises doivent aussi s’investir sur les questions de santé publique, car ce sont elles qui paient in fine.

Les crises sont des révélateurs, celle-ci n’y fait pas exception, et je retiens en particulier les fractures sociales qui sont ressorties une fois de plus, y com­pris au cœur des entreprises, entre “cols blancs” qui ont pu continuer à travailler “bien à l’abri”, en télétravail, et les “cols bleus” qui ont dû soit stopper le travail avec la perte de revenus associée, soit s’exposer pour aller travailler, dont de nombreuses femmes dans des métiers tertiaires. Dans la foulée des travaux menés à l’École des Mines et de la loi PACTE, nous devons mener les débats au sein de nos entreprises. Cette crise a remis au-devant de la scène des questions très fondamentales sur le sens du travail, de la vie, du fonctionne­ment de nos sociétés, que les défis climatiques nous invitent aussi à abor­der urgemment.

Je propose de conclure en citant Fran­çois Cheng, qui tisse un lien bienvenu entre la Chine et la France. Lors de l’émission La Grande Librairie, début mai, il a clamé son admiration pour la langue française, précise, musicale, riche. Et en particulier le mot “sens” et ses trois définitions: la sensation, la direction et la signification. Méditons donc autour du sens de cette crise pour éclairer l’avenir. ▲

 

Interview par Vincent Campion (P88), responsable du pôle construction de l’OPPBTP

Auteur

Secrétaire Général de l’OPPBTP, Président de MINES ParisTech Alumni

Paul occupe diverses directions opérationnelles dans l’industrie électronique à l’international pendant 20 ans, avant de prendre la direction du développement économique du Département des Yvelines. Depuis mai 2008, il dirige l’OPPBTP, organisme paritaire national de prévention des branches Bâtiment et Travaux Publics.

Il y a développé des concepts innovants liant prévention des risques professionnels et performance globale des entreprises, ainsi que l’approche positive de la prévention, largement repris dans les orientations de la politique nationale de santé au travail. Paul est président de MINES ParisTech Alumni depuis juin 2017.

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