Retour au numéro
Vue 51 fois
septembre 2020

L’UNION FAIT LA FORCE / UFF : 15 ANS DÉJÀ!

Le réseau de Mineurs ouvert à tous ceux Cou presque) qui croient au Réseau! On y travaille le développement personnel, la confiance en soi, la capacité à convaincre... et bien sûr la recherche d’emploi par le réseau. Historique, avenir et témoignages.


L’UFF, UNE HISTOIRE DE RENCONTRES

L’UFF – l’Union Fait la Force – est un animal bizarre qui a beaucoup, dans le microcosme des grandes Écoles, intri­gué par son côté iconoclaste. Créé au sein d’Intermines, l’UFF est un groupe innovant d’aide à la recherche d’emploi, basé sur les techniques de réseau, qui a prouvé son efficacité. Ce groupe a “réin­venté” l’offre carrières proposée aux alumnis au sein de leurs associations. Au lieu de se focaliser sur les dimensions classiques, on y travaille le développe­ment personnel, la confiance en soi, la capacité à convaincre... et bien sûr la recherche d’emploi par le réseau, l’ap-proche la plus puissante pour retrouver “plus vite” ou “mieux”.

L’UFF a 15 ans cette année – un record de longévité pour une structure béné­vole de ce type. En 2004, année de sa création, on traversait une de ces périodes de crise profonde et mondiale – contrecoup du 11 septembre 2001. Pour ceux qui se trouvaient en mobilité professionnelle, l’horizon était bouché, le marché difficile et les méthodes inef­ficaces. C’était une époque où le chô­mage des cadres était (à tort on le sait maintenant) peu connu, devant être caché, voire perçu comme honteux. Une époque où les associations d’alumnis étaient démunies pour aider leurs adhé­rents. Elles se focalisaient sur les CV et sur les annonces (alors en berne), les conseils carrières... Mais c’est une époque néanmoins où l’on commençait à parler de réseau!

Trois Mineurs – Jean Michel Chopin, Grégoire Michel et Jean-François Des­champs – tous trois en mobilité profes­sionnelle, se sont rencontrés. Ils venaient de découvrir une pratique nouvelle qui se développait aux USA. L’un chez Osez 78, l’autre au sein du groupe Dirigeants (devenu Réseau Daubigny). Découverte de la puissance du réseau, pratique du pitch, développement de l’activation de réseau. Ils étaient convaincus par cette méthode naissante. De l’autre côté, ils avaient une Mine d’or à leur disposition, mais “dormante”: le réseau des Mineurs en poste.

Pourquoi donc ne pas combiner ces 2 atouts majeurs pour une mobilité pro­fessionnelle, en ancrant les bonnes pra­tiques réseau, de manière systématique, au sein des alumnis des Mines?

Avec le support d’Anne-Marie Quévrain, alors responsable Carrières Intermines, ils se sont battus pour faire bouger les lignes:

  • Combattre le tabou du Mineur en recherche: reconnaître qu’être en mobilité n’était pas une honte, l’assumer et prendre le sujet à bras-le-corps.
  • Créer un lieu où l’on ne cherche pas seul: échanger, partager, se soutenir. ' Développer les méthodes du réseau, simples mais incontournables.
  • S’ouvrir sur l’extérieur, ce qui ne va pas de soi pour nos associations d’alumnis, autrefois soucieuses de leur pré carré.

INNOVATION, INTELLIGENCE COLLECTIVE, NETWORKING, SOLIDARITÉ, RESPONSABILISATION

Une première réunion d’échange est organisée avant le lancement pour sonder l’intérêt: 80 Mineurs alors en mobi­lité professionnelle répondent à l’appel – la majorité a dit “oui”. Dès la semaine suivante, les réunions démarrent. En quelques semaines, en plus des séances d’entraînement à l’approche Réseau, grâce à la contribution et aux réseaux de tous, on organise:

  • Du coaching pour se préparer au pitch ' Des ateliers pour travailler sa commu­nication
  • Des conférences inspirantes (dont la fameuse “carte du mental”)

Toujours organisé par l’un ou l’autre. Celui qui semblait le plus démuni dans sa recherche prouve, y compris à lui-même, qu’il a des ressources dans son réseau.

Après quelques séances, la formule gagnante s’est mise en place, presque naturellement:

  • Solidarité – un groupe de personnes qui ne cherchent plus seules, mais se réunissent tous les mercredis soir, à la même heure, pour s’entraider
  • Réseau – on travaille la méthode réseau, alors peu connue; connaître ses principes, mais surtout s’entraîner, s’entraîner, s’entraîner...
  • Responsabilisation – chaque membre se doit d’animer à tour de rôle les séances (après avoir vu les bonnes pratiques!). Chacun peut proposer des intervenants, chacun participe à la vie du groupe (recrutement, inscrip­tions...). Marc Pham Trong (P87) crée un annuaire en ligne.
  • Et surtout, capitalisation sur l’intelligence collective et le réseau de cha­cun – on connaît tous bien plus de gens qu’on ne pense qui peuvent aider les autres.

Les réunions sont toujours bienveil­lantes mais professionnelles; décon­tractées mais efficaces. Grâce à Anne-Marie Quévrain, l’UFF identifie au bout de quelques semaines Hervé Bommelaer. Devenu depuis le “pape français du réseau”, Hervé avait lui aussi été séduit par ces nouvelles méthodes qui se développaient aux États-Unis et lançait sa pratique en France. Il allait publier son premier ouvrage Trouver le bon job grâce au réseau. Il anime une première conférence... et ce sera le début d’une longue et fructueuse colla­boration: Hervé est toujours le référent de l’UFF sur les aspects méthodolo­giques. Car les aspects méthodolo­giques sont clés!

DIVERSITÉ ET OUVERTURE, INGRÉDIENTS INDISPENSABLES DE LA RÉUSSITE

Autre valeur qui s’impose dès les pre­miers mois: diversité et ouverture. On accueille des membres depuis la sortie d’École jusqu’aux cadres dirigeants; des profils de tous les secteurs.

Et contrairement aux autres groupes, rester entre Mineurs aurait été à l’en-contre de l’esprit “réseau”. Cela prendra deux formes: ouverture institutionnelle avec l’EM Lyon (qui avait des relations privilégiées avec Intermines) et coopta­tions individuelles pour tous ceux issus des autres Écoles d’ingénieurs ou de management. L’UFF a très vite accueilli des X, Essec, Agro, Sciences Po, Télécom ParisTech...

Chaque futur membre est reçu pour un entretien de cooptation afin de vérifier l’adéquation entre ses motiva­tions et l’esprit du groupe. Car il s’agit de venir chercher de l’aide mais aussi de donner de son temps, d’être assidu et de s’investir.

Le cercle vertueux s’instaure:

  • La solidarité rend les membres du réseau plus forts
  • Avec la responsabilisation, ils reprennent confiance en eux
  • Avec l’ouverture du groupe, non seu­lement nous nous ouvrons les portes d’autres réseaux, mais l’apport d’autres Écoles (de management) est très com­plémentaire et nous permet de travail­ler plus efficacement nos méthodes de communication et de vente, fonda­mentales dans la recherche.

Se crée ainsi l’esprit UFF qui, lui aussi, participe au succès:

  • Les membres ayant trouvé restent en contact avec le groupe en recherche
  • Ils ont découvert le réseau et cela leur a souvent changé la vie – bien au-delà de leur recherche d’emploi, le Networ-king est un état d’esprit extrêmement puissant dans le monde professionnel (cf. Hervé Bommelaer, “Booster son business grâce au Réseau”).
  • Ils n’hésitent pas (au travers de nos outils en ligne) à proposer des postes du marché caché, et bien sûr à rencon­trer les chercheurs en rendez-vous réseau.

Le réseau compte aujourd’hui 500 membres dont la plupart ont retrouvé un emploi par le réseau. À Paris et en régions. En France, en Suisse, au UK, en Indonésie ... Et on reste membre à vie!

ET DEMAIN?

L’UFF se remet en cause en permanence et a toujours le souci de rester à la pointe des dernières tendances. Un groupe LinkedIn existait dès 2004 – un des premiers groupes de ce type. L’UFF a très vite proposé des formations d’aide à la création d’un profil LinkedIn efficace quand ce service est devenu un outil pour les recruteurs. Et a certaine­ment contribué ainsi à la vocation de Philippe Douale (DOCT. P99) qui en a fait son activité professionnelle.

Se présenter en 3 mn, 5 mn ou 7 mn? Un exercice auquel les membres de l’UFF sont rompus. On croise les pitchs avec d’autres groupes d’alumnis (Arts & Métiers, Centrale, Agro, Insead, Sciences Po...).

Et en période de confinement? Tout le monde se connecte sur Zoom. Moins pratique bien sûr pour aller prendre un verre et fêter ceux qui ont trouvé, mais ce n’est que partie remise!

Si l’UFF évolue, la structure reste très légère, animée seulement par une dizaine de référents, garants des bonnes pratiques et de la formation, et respon­sables de la cooptation des nouveaux membres. Enfin et surtout, depuis le début, le groupe s’est résolument placé au cœur d’Intermines, se mettant avant tout au service des Mineurs en mobilité professionnelle.

Vive le réseau! Et, n’oublions jamais : l’union fait la force! ▲ 

QUELQUES ÉCLAIRAGES DE MEMBRES DE L’UFF

L’UFF QUAND ON EST ENCORE EN POSTE ET QU’ON PRÉPARE SA TRANSITION

AURÉLIA MAGIDS (E08)

Après une première partie de carrière dans le conseil, dans l’industrie, puis dans le secteur de la santé auprès d’établissements de santé, d’Agences Régionales de Santé et de laboratoires pharmaceutiques, elle a intégré cou­rant 2020 l’équipe de Direction de la Fondation Bon Sauveur de la Manche (établissement de santé privé à but non lucratif, rassemblant des unités sani­taires et médico-sociales, principalement dans le champ de la psychiatrie et de l’addictologie).

Aurélia est aussi diplômée de l’Imperial College London (MSc in Biomedical Engineering).

“Après quelques mois pendant lesquels me titillait l’envie de quitter le secteur du Conseil pour l’industrie et rejoindre le monde de la santé, j’ai sauté dans le vide et ai posé ma démission. Pas le temps de prendre à bras-le-corps ma recherche d’emploi en étant en poste, souvent en déplacement, j’ai vu la démis­sion comme le moyen d’acter la fin de quelque chose et le début d’autre chose. Sauter dans le vide... ou presque: l’UFF m’a accompagnée pendant toute cette période, riche en réunions hebdomadaires, afterworks, ou autre format de speed dating inter-Écoles. Richesse des formats, mais aussi richesse des profils ren­contrés, qui viennent nourrir les échanges des retours d’expérience de chacun. Mes questionnements et interrogations ont très souvent trouvé réponse dans les conseils et récits de vie de mes “co-UFFiens”.

En octobre 2017, après quelques mois à l’UFF, je prenais mon nouveau poste au sein de la division Santé d’un cabinet de conseil. Quasiment trois ans plus tard, ma transition professionnelle vers le monde de la santé se concrétise un peu plus. J’ai rejoint au printemps 2020 l’équipe de la Direction Générale d’un éta­blissement de santé. Et ça, les UFFiens me l’avaient glissé à l’oreille: mieux vaut une transition douce, en plusieurs étapes, qu’un changement radical qui peut être déstabilisant pour moi, mais aussi pour les recruteurs qui auraient pu être interrogatifs voire frileux à la lecture de mon parcours. L’Union fait la force: un slogan “vintage”, qui fait sourire, mais fondamentalement porteur de sens!”

L’UFF: QUAND ON Y A GOÛTÉ, ON Y REVIENT... DIFFÉRENT SELON CHAQUE PÉRIODE ET NÉANMOINS TOUJOURS AUSSI UTILE


RICHARD COSTA -SAVELLI (P86)

Richard a commencé sa carrière chez Michelin puis s’oriente vers l’univers du luxe, plus particulièrement dans les vins & spiritueux et la maroquinerie.

“Un des atouts de l’UFF est le brassage des profils, des métiers, des secteurs et des avancements dans la carrière profession­nelle. Nos carrières sont de moins en moins linéaires et nous avons à nous poser régu­lièrement la question du prochain horizon professionnel. L’UFF apporte un regard bienveillant pour construire son projet, des outils méthodologiques de recherche, un apprentissage de la démarche réseau... Ce que l’on recherche mais aussi ce que l’on apporte au sein du groupe va évoluer au fur et à mesure de sa carrière profession­nelle. L’UFF est un peu une auberge espa­gnole où les plats sont de plus en plus sophistiqués au cours du temps.”

L’UFF, À QUOI ÇA SERT QUAND ON TRAVAILLE EN CONSULTANT INDÉPENDANT?

BRUNO SEZNEC (E81)

Data Scientist / Engineer et Chef de projet technique, en consulting indépendant après plusieurs années dans des postes perma­nents en entreprise. Participant régulier aux réunions UFF entre chaque intermission.

“J’ai rejoint l’UFF quelques mois après sa créa­tion en 2004, j’étais en recherche d’emploi mais je faisais quelques missions, dont une qui m’a permis d’intégrer la Monnaie de Paris puis Bercy (Minefi à l’époque). Les réunions heb­domadaires UFF orientées sur la pratique du réseau permettaient un effet miroir et la prise de recul grâce à la bienveillance des anima­teurs et des participants, ainsi qu’au brassage des profils, des différentes Écoles et forma­tions et les différentes tranches d’âges.

Cela contrastait beaucoup avec des ateliers APEC ou autres que j’avais suivis à cette époque, ayant subi un PSE en 2004. Pendant ma période de salariat suivante 2005-2014, j’ai continué à participer et parfois animer quelques réunions de l’UFF à un rythme tri­mestriel (ou moins?).

Depuis 2015 je suis devenu consultant indé­pendant avec des intercontrats et je viens assez régulièrement participer aux réunions UFF. L’esprit est resté globalement le même, principalement avec l’investissement de Jean-Michel Chopin et les quelques piliers sur lesquels il s’appuie. En particulier l’association Intermines a toujours maintenu le côté auto­géré du groupe. Alors bravo et continuons cette initiative qui sera indispensable pour les mois à venir!”

HORS DE PARIS, POINT D’UFF? QUE NON, MAIS UN PEU D’ORGANISATION!

MICHEL JACQUOT (X-Mines P79)

“J’ai appris les métiers de la Supply chain comme consultant dans une équipe très innovante à l’époque, puis fais des travaux pratiques pendant 20 ans comme Directeur SC de groupes industriels variés. Depuis 2007, j’aide mes clients dans la transformation de leur Supply Chain en tant que consul­tant-expert indépendant ou en équipe restreinte.”

“Habitant Lille, j’en ai largement profité. Pendant la phase active de recherche d’emploi, beaucoup de rendez-vous avec des chasseurs ou de développement réseau sont à Paris, il suffit de les faire tomber le bon jour... Et l’UFF en bonus! Et comme on est à Paris ce jour-là, on n’hésite pas à en prendre un de plus. L’UFF a été pour moi un soutien permanent dans une période de questionne­ment. Au-delà des exercices forts utiles, les échanges très ouverts pendant les réunions comme en dehors. Ils m’ont vraiment aidé à me retrouver bien dans mes baskets... et quel accélérateur de réseau pour moi pour qui ce n’était pas naturel!! Finalement, j’ai choisi de travailler en free-lance, et j’ai compté quelques UFFiens parmi mes clients.”

L’UFF: UN GRAND RÉSEAU OÙ CIRCULENT DES OFFRES DE POSTE!

HUBERT LABOURDETTE

Ingénieur ENIM 80, Hubert est VP Strategic opération chez Assystem. Il est également Directeur Général d’Engage (JV en charge de MOE des bâtiments d’ITER), Directeur Général de Momentum (JV en charge de AMO de la construction des équipements d’ITER), et Président de la commission internationale de Syntec Ingénierie.

“Ce qui caractérise l’UFF c’est sa bienveillance, son ouverture d’esprit et la solidarité qui anime les membres. L’UFF, ce sont des personnes en transition qui viennent le mercredi soir pour échanger et trouver un soutien, mais aussi les offres d’emploi qui circulent uniquement hors des canaux habituels (APEC, LinkedIn...).

L’UFF donne accès à un réseau qui permet de booster sa recherche, grâce à des contacts avec des personnes qui ont connu la transition et qui sont heureuses d’apporter un soutien. Elles donnent souvent l’accès à des offres du marché caché, et permettent d’avoir une meilleure connaissance des entreprises et de leurs besoins – ce qui est décisif pour faire le choix de son futur poste.”

L’UFF, LE RÉSEAU ET LES ÉCHANGES INTER-ÉcoleS

DIDIER CANQUE (N81)

GO, Grand Organisateur de la logistique UFF: entretiens de cooptation pour les extérieurs, contacts avec les autres associations, etc.

“Une des forces de l’UFF, c’est l’entraînement permanent à la démarche réseau sous le regard bienveillant et constructif des membres du groupe. La récurrence permet d’affiner son projet, de roder son discours, ses réalisations probantes, l’em-preinte que l’on laissera à son interlocuteur, etc. Et cet entraî­nement conduit aussi à échanger des contacts réseau avec les autres participants afin d’élargir son cercle de relations et pouvoir atteindre ses cibles pour décrocher le Graal: le poste convoité.

Mais si le renouvellement est permanent au sein de l’UFF, la taille limitée du groupe (entre 10 et 20 personnes) et le temps nécessaire à l’aboutissement de la recherche d’un emploi conduisent nécessairement, au fil du temps, à une diminution des possibilités d’échanges de contacts entre les membres... qui se côtoient depuis un certain temps. Il est donc intéres­sant de démultiplier les opportunités en organisant des ren­contres inter-Écoles qui permettront de poursuivre le travail mené au sein de l’UFF avec de nouvelles personnes, de nou­veaux profils, qui apporteront un regard différent sur la pré­sentation du projet de chacun et ouvriront le champ des contacts.

Plusieurs fois par an, l’UFF organise ainsi des ateliers réseau avec Centrale, l’EM Lyon, l’INSEAD, l’ESSEC, ou encore Sciences Po, lors d’une matinée où une quinzaine de per­sonnes (moitié UFF et moitié invités extérieurs) se retrouvent. Ces échanges sont plébiscités, tant par les invités extérieurs que par les participants de l’UFF car ils apportent une dimen­sion exogène à notre démarche et augmentent ainsi les chances de succès.”

CE QU’APPORTE L’UFF QUAND ON EST JEUNE DÉBUTANT

PAUL DE BOIRY (E07)

Le parcours professionnel de Paul est orienté vers l’expertise technique. Après avoir eu une première expérience dans le domaine du pétrole, en étudiant notamment les hydrates de méthanes à l’université de Berge, il travaille en tant qu’ingénieur maintenance sur les équipements de gravures plasma dans le domaine des semi-conducteurs.

“Parce que cela m’a permis de découvrir l’UFF, je ne regrette pas d’avoir eu du mal à trouver mon premier poste! Au-delà de l’aide qu’il apporte pour la recherche d’emploi, de par les exercices pratiqués et l’esprit de cohésion, l’UFF permet de gagner de la confiance en soi. Cette confiance en soi est nécessaire pour la recherche d’un poste car elle permet d’être convaincant, mais elle est parfois difficile à garder lorsqu’on trouve difficile­ment du travail.

À la sortie de l’École, je me suis retrouvé seul face au monde de l’industrie, monde que je ne connaissais que très peu puisque j’ai effectué mes premières expériences dans la R&D. Les retours que l’on reçoit avec les outils standards de recherche d’emploi (réponses aux offres, entretiens d’embauche...) sont trop succincts pour être constructifs afin de se perfectionner et de mieux définir son projet professionnel.

Mais l’UFF, c’est surtout une École de la pratique du réseau. Cette pratique va plus loin que la recherche d’un simple poste puisque son utilité continue une fois en poste, et permet également de servir pour les prochains. C’est un exercice qui n’est pas évident au début, mais qui est assez gratifiant et qui permet d’être plus réactif, car on est plus facilement au courant des opportunités à saisir.

Cherchant actuellement à me réorienter dans le domaine de la santé et du dispositif médical, c’est donc naturel­lement que je reviens à l’UFF le mercredi soir après une journée de travail.”

L’UFF QUAND ON VEUT SE RECONVERTIR...

PATRICK BERGEOT

Ingénieur Télécom Paris Tech, il est spécialisé dans le pilotage de projets de transformation numérique. “J’aime explorer de nouveaux horizons. En 2016, j’ai choisi de quitter les télécoms pour l’Institut du monde arabe afin de découvrir le monde de la culture. Aujourd’hui, je souhaite avec cette double expérience contribuer à la transformation du monde de la culture et la communication.”

“Ça y est! Votre bilan de compétences fini, vous avez longuement réfléchi, vous avez pesé le pour et le contre, et vous avez sauté le pas: vous faites, comme moi, partie des 17% de salariés1 qui ont décidé de se reconvertir. Vous avez les compétences (ou vous pensez les avoir) pour votre nouveau job. Mais maintenant... vous faites comment pour le décrocher? Car se reconvertir signifie justement aborder un monde nouveau, un monde où vous ne connaissez pas grand monde et dont vous ne connaissez pas encore les codes. Rien à voir avec celui que vous quittez que vous connaissez par cœur.

Dans ce nouveau monde, vous n’êtes même pas sûr de ce que cachent les mots des offres d’emploi, le contresens et le malentendu sont derrière chaque ligne. Qui contacter? Quelles entreprises sont les plus ouvertes? À quoi postuler? Comment se présenter? Si vous avez la chance d’être accompagné, votre cabinet vous donnera peut-être quelques pistes. Peut-être... si vous avez de la chance.

Non, la clé, bien sûr c’est le réseau! Rencontrer des personnes qui vont vous aider, vous aiguiller, vous donner les clés de ce nouveau monde, et pour démultiplier votre réseau, rien de mieux que l’UFF! Le lieu pour vous confronter en toute bienveillance à de nouveaux regards, pour aguerrir votre discours, pour être conseillé par les plus avancés, pour élargir votre réseau, et ce même si votre nouveau monde est a priori bien éloigné de celui des Mines. J’en sais quelque chose: mon projet est de me reconvertir dans le monde culture, bien loin de l’industrie, et pourtant près de la moitié des 97 entretiens réseau que j’ai passés, je les dois à l’UFF!”

1– Source: étude “Les Français et la reconversion professionnelle” menée en ligne par nouvelle-viepro.fr en 2019

L’UFF AU TEMPS DU CORONAVIRUS...

PASCAL BÉNARD-TERTRAIS

Après du terrain en clientèle vétérinaire et trois ans passés en Colom­bie, Pascal revient en France faire du marketing et du management dans l’industrie pharmaceutique. Il passe ensuite à l’international, au niveau global ou régional, pour Merck/MSD, Servier et Zoetis/Pfizer. En 2016 il crée Urgences-Managériales: une activité de management de transition dont la promesse est de faire aboutir les projets des dirigeants, quel que soit le lieu et quelle que soit la situation.

“Comment continuer de faire vivre ce rendez-vous du mercredi en fin de journée où se mêlent le partage des bonnes nouvelles et des bonnes pratiques, la vie des entreprises et les bons plans. Confinement oblige, l’UFF s’est mise à zoomer avec Jean-Michel Chopin. Commencée en mars, dès l’annonce du confinement, l’UFF en “distanciel” a maintenant trois mois d’un vécu opérationnel. Et il est aussi riche qu’en “présentiel”, pour utiliser le vocabulaire du moment.

Actualité de chacun, la fiche réseau et sa grille CRS1, les invités acteurs du monde de l’entreprise et du marché de l’emploi, le feeling du premier contact, les simulations d’entretien réseau, rien n’échappe à la réunion zoom!

On y ressent avec la même intensité la bienveillance ou le commentaire cash, la lassitude ou l’enthousiasme, la tension avant de tester une nou­velle fois son pitch ou son appel pour prendre un rendez-vous réseau. Et le feed-back des participants est toujours aussi riche! Il y a même un plus, celui de faire participer, ceux qui ne peuvent venir rue Royer-Col­lard. Ce que Zoom ne peut remplacer, c’est le post-réunion, un pot ou un resto au Quartier latin!”

1- Petit éclairage sur la grille CRS: “Quand on fait son pitch, on doit Convaincre, Rassurer, Séduire. Quand on donne un retour à la personne qui vient de faire son Pitch, on lui donne notre avis sur ces trois points”.

L’UFF POUR REBONDIR EN INTERNE!

ROMAIN LECOMTE

Ingénieur des Mines d’Alès, 37 ans et Nantais d’origine. “Après une scolarité tournée vers l’international, j’ai naturellement travaillé pen­dant 12 ans dans des projets complexes en mer profonde pour le secteur de l’énergie: postes opérationnels sur projets au début, puis aujourd’hui poste de stratégie au sein de TechnipFMC. Parce qu’il est toujours bon de se remettre en question et de progresser grâce au réseau, j’ai rejoint l’UFF en janvier 2018.”

“Après plusieurs mois de réflexion sur l’orientation à donner sur ma carrière, j’ai eu la chance d’être invité par un ami bienveillant et Mineur de Paris à participer à une conférence sur le réseau.

Venant des Mines d’Alès, c’était la première fois que je franchissais le porche de ce grand bâtiment Boulevard Saint-Michel. L’accueil a été immédiatement chaleureux et l’équipe de l’UFF m’a convié à venir les rencontrer lors d’une séance de travail la semaine suivante. Ne sachant pas particulièrement comment entreprendre la recherche d’emploi, le coaching des membres de l’UFF a démarré dans un premier temps par une prise de conscience: il faut s’appuyer sur son réseau pour rebondir.

Ce groupe d’individus d’âges, de parcours et de scolarité différents m’a montré comment l’intelligence collective pouvait payer. On apprend à y faire sa propre introspection, on y apprend à se reconnecter les uns aux autres grâce à l’écoute de ces nouveaux collègues, à capter leurs forces et leurs faiblesses pour construire grâce au groupe son propre projet professionnel.

Les séances hebdomadaires en petit comité de 10 permettent de ren­trer dans des exercices plus personnels, de soulever les points à déve­lopper et de construire son pitch. C’est un moment de partage où l’on peut aussi bien exprimer ses frustrations que ses succès de la semaine, partager de nouvelles méthodes ou encore transmettre le contact d’un membre de son réseau qui cherche le profil de son voisin de table. Intermines donne accès à des conférences qui viennent étoffer la boîte à outils. Les ateliers avec les intervenants extérieurs permettent de se mettre en situation et pratiquer. Les rencontres réseau avec d’autres Écoles comme Centrale, l’EM Lyon, Agro... nous donnent une oppor­tunité incroyable de tester notre projet et de se faire challenger. Tout ceci fait partie de l’aventure UFF qui nous construit et nous redonne la confiance en soi nécessaire à une recherche d’emploi efficace.

Après environ 1 année de participation aux séances de groupes, c’est aujourd’hui que le nom du groupe de “l’Union Fait la Force” (UFF) résonne le plus en moi. Sans les rencontres que j’ai pu y faire, je ne me serai pas ouvert à d’autres métiers que le mien, je n’aurai pas déve­loppé mon écoute et je ne serais pas allé chercher une nouvelle oppor­tunité au sein de mon entreprise. Les efforts ont payé, mais au-delà de cette réussite professionnelle j’estime que l’aventure humaine aura été la plus marquante grâce à ses membres.”

L’UFF QUAND ON SOUHAITE PARTIR À L’INTERNATIONAL

FRANÇOIS LEFEVRE (E13)

Ingénieur en Génie Industriel, et après presque 4 ans dans le conseil en organisation et amélioration de la performance, François souhaite rejoindre un grand groupe industriel à l’international et continuer à travailler sur des problématiques opérationnelles.

“Ayant quitté mon ancien poste avec l’envie de partir à l’international (avant Covid...), j’ai solli­cité les conseillers Intermines. Michelle Rosaire, responsable carrière et emploi d’Intermines, m’a rapidement parlé de l’UFF comme un bon moyen d’agrandir mon réseau et de faciliter mes recherches à l’international.

Curieux et assez disponible, j’ai rejoint le groupe fin 2019 et je m’y suis rapidement intégré. Nos réunions hebdomadaires ont permis de rythmer mes recherches et prises de contact à l’étranger. Assez rapidement, des membres UFF m’ont ouvert leurs réseaux et permis de faire de nom­breux entretiens réseau avec des anciens Mineurs ou collègues maintenant à l’international. J’ai aussi pu aider quelques membres en les orientant vers les bonnes personnes dans leurs entreprises cibles, et pu découvrir et mettre en pratique les méthodes clés de la recherche d’emploi via le réseau.

L’UFF m’a permis de bien préparer mes entre­tiens, d’affiner ma liste de pays cibles et d’identifier des entreprises pertinentes dans lesquelles postuler. À ce jour, j’ai signé pour un poste au Canada, même si la crise sanitaire actuelle ne me permet pas de m’y rendre... on croise les doigts!”

Auteur

Managing Director de StratX-Exl, co-créateur de l’UFF

Également diplômé de l’Insead (MBA), Jean-Michel intervient au sein de sociétés du Fortune 500 pour développer les compétences des cadres en leadership, stratégie, marketing et innovation. Il est actuellement Managing Director de

StratX-Exl, leader de l’ “experiential learning”. Son focus est de créer un “wow” effect, en développant des initiatives très engageantes, garantes d’une rétention durable et sources de résultats mesurables. Avant de rejoindre StratX-Exl, il a été le Directeur Général d’un équipementier automobile et conseiller des cadres dirigeants d’une entreprise leader en métallurgie pour la stratégie, le développement et l’optimisation des performances.

Articles du numéro

Commentaires

Commentaires

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.