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octobre 2019

Intro

Qu'il soit lui-même créateur ou qu'il rejoigne une jeune entreprise, le Mineur est assurément de plus en plus présent dans les start-up. Les formations présentes et à venir de nos écoles sont de solides bagages pour aborder le travail et l'état d'esprit nécessaires au succès de ces structures.


Le Mineur est-il startupper ? Cette question peut surprendre si l’on s’en tient aux raisons historiques qui ont poussé à la création de nos grandes écoles d’ingénieur. Les grandes entre- prises chargées de transformer le pays au cours de ces deux derniers siècles ont eu besoin de cadres techniques et scientifiques sortant de ces écoles (comme d’ailleurs l’État qui fondait ces écoles et leur dictait leurs orientations). Toutefois, l’engouement récent de nos ingénieurs et docteurs pour les jeunes entreprises innovantes est de plus en plus marqué. Que ce soit pour rejoindre une start-up ou en créer une, les tendances actuelles donnent du sens à cette question.

En la posant à une petite dizaine de créateurs de start-up rencontrés ces derniers mois, nous avons collecté des réponses variées et nuancées. Mais une convergence est apparue sur un point de vocabulaire : “Startupper” n’est pas une dénomination qui fait l’unanimité. Ils se définissent plus volontiers comme “créateurs d’entreprise”. Créer une équipe, des produits, un business-mo- del, un réseau de clients, un réseau de fournisseurs, des emplois, une histoire… Cette notion de création semble plus représentative de leur investissement humain de long-terme.

Dans ce dossier, nous vous proposons d’explorer cet écosystème de Mineurs présents dans les start-up, qu’ils soient fondateurs ou non, afin de présenter à nos camarades – des plus jeunes aux plus expérimentés – une vision multi- facettes de la création d’entreprises innovantes. 

Nous commençons par vous présenter les liens historiques de l’école avec la création d’entreprise ainsi que son implication actuelle à travers le Pôle Innovation et Entrepreneuriat (POLLEN) de

MINES ParisTech ainsi que l’option du cycle élève “création et entrepreneuriat”. Bien que la France connaisse actuelle- ment un affaiblissement des sources de financement des start-up, des collaborateurs d’un fonds d’investissement nous détaillent les étapes du finance- ment des projets de création d’entre- prise. Au vu de la tendance actuelle de cadres expérimentés quittant de grands groupes pour rejoindre de jeunes petites entreprises en tant qu’employé ou administrateur, un chasseur de talents nous démontre que pour les Mineurs, il n’y a résolument pas d’âge pour faire carrière en start-up. Ce sou- tien en séniorité est particulièrement profitable pour les start-up se réclamant de la Deep Tech, particulièrement exposées aux risques induits par les longs délais d’accès au marché des produits. MINES ParisTech a concrétisé un sou- tien à cette démarche par la création du master Second Life

Pour clore ce dossier, ce sont des Mineurs créateurs eux-mêmes qui apportent la vision de leurs propres expériences. À travers une galerie de huit interviews, nous découvrirons ce qui les a motivés, ce qui a déclenché les décisions de création et de poursuite d’une entreprise. Leurs réponses nous dévoilent l’état d’esprit de l’entrepreneur avec une clarté qui permettra sans doute à beaucoup d’entre nous de s’y projeter ou s’y comparer. •

Auteur

Sylvain Cros est docteur Mines ParisTech depuis 2004, spécialiste de l'observation de la Terre et de l'optique atmosphérique. Il a contribué pendant plus de 10 ans à des programmes de recherche internationaux valorisant des archives satellitales pour faciliter l'accès à l'information climatique et environnementale. Au sein de Mines ParisTech et de l'université d'Oldenburg (Allemagne), il a initié le développement du premier atlas numérique à échelle globale du gisement solaire. Il a ensuite mené à l'INRA et à l'Ecole Polytechnique, des projets de cartographie mondiale de variables essentielles pour la modélisation des changements climatiques. Sylvain rejoint le bureau parisien de Reuniwatt en 2013 en tant que directeur scientifique. Il est responsable de plusieurs projets de R&D utilisant l'image satellite pour faciliter l'intégration de l'énergie solaire dans les réseaux électriques. Voir les 3 autres publications de l'auteur

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