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15 juin 2021

Ça s’en va et ça revient : l’essor des salariés « boomerang ». Confrontée à la multiplicité

des carrières disparates et à une pénurie de talents, certaines entreprises décident de réembaucher d’anciens collaborateurs….

Quels sont les principaux bénéfices de cette pratique, et comment faire pour que ce pari soit gagnant ?

Hier bannie, la pratique de retour de salariés au sein des entités qu’ils ont quitté, s’installe en France.

Jusqu’à peu, l’entreprise vivait le départ d’un collaborateur comme un échec, voire un manque de loyauté envers celle qui lui avait permis de développer ses savoirs faire et soft skills[1] : le salarié démissionnaire allait ainsi faire profiter une autre organisation d’une expérience acquise en son sein. L’affectif, de manière consciente ou inconsciente, prenant alors le pas, le come-back de l’intéressé n’était pas un scenario envisageable.

A l’inverse, cet usage était et demeure assez répandu Outre-Atlantique ; par pragmatisme, nos confrères américains considèrent que si des personnes partent de l’entreprise, elles sont parfois susceptibles d’y revenir plus tard munis  de nouvelles compétences acquises au sein d’autres sociétés, voire en qualité d’entrepreneurs. Cette conception a pour effet notamment d’inciter les salariés à oser une prise de risque professionnel et peut leur éviter de la frustration ou du désengagement.

Influence des sièges sociaux américains, retours d’expatriés échangeant sur leur expérience, guerre des talents, importance accrue de la marque employeur, rapidité de l’intégration, cette démarche constitue, en France, depuis 4 à 5 ans, une nouvelle façon pour les RH de valoriser le collectif de travail en renforçant leur valeur ajoutée dans l’entreprise.

Pour aller plus loin, lire l'article complet de la DRH Isabelle Dezaniau,  ici