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10 novembre 2020
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Intermines
Devenir Consultant indépendant : témoignage de Mineur !

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Le 5 novembre 2020, un webinar destiné à ceux qui envisagent de devenir consultants indépendants était organisé en partenariat avec l’ESCP. Les deux intervenantes, qui font partie des co-auteurs d’un ouvrage sur ce sujet[1], étaient Marine Cousin-Bernard, diplômée de Paris 2 Assas, conseil en management et organisation, et Gracia Bréard-Moussel, diplômée de Paris 9, consultante industrie biomédicale, analyse stratégique et acquisition ou lancement de produit.

Au cours de leur présentation conjointe, elles ont donné une liste des nombreux facteurs-clé de réussite du consultant indépendant, sans avoir le temps de tous les développer. Parmi ces facteurs-clé, être à l’écoute des clients et tenir le plus grand compte de leurs réactions, s’intégrer à un ou plusieurs réseaux de consultants, trouver un équilibre de gestion du temps entre les impératifs de sa propre mise à niveau, des échanges avec son ou ses réseaux, de son action commerciale et de sa production, seule activité qui procure des rentrées financières.

Les oratrices n’ont pas dissimulé les risques et difficultés qui attendent le consultant indépendant : il faut d’abord être en bonne santé pour pouvoir être disponible, il faut ensuite être prêt à affronter des vents contraires, commercialement parlant, et donc s’assurer qu’on aura les moyens de passer ces périodes difficiles, ne serait-ce qu’en s’appuyant sur un conjoint qui a des revenus réguliers, il faut enfin crédibiliser sa compétence pour pouvoir la vendre à ses prospects et futurs clients, et là encore, il est judicieux de s’associer avec d’autres consultants, et de capitaliser sur ses premiers succès. En outre, le consultant indépendant doit maîtriser de nombreuses compétences techniques aussi bien que comportementales : informatique, web, marketing, stratégie, savoir écouter, empathie, indépendance d’esprit, assertivité assortie de bienveillance…

Il a donc été suggéré aux candidats consultants de s’auto-évaluer selon une grille multicritères portant sur 9 domaines : savoir-être, communication, gestion de son activité, développement de ses compétences, relation client, vente de conseil, méthodes, conduites de mission de conseil, et pédagogie. Chacun des critères étant pondéré en niveau de maîtrise estimé mais aussi en niveau d’importance par rapport au projet poursuivi, il en ressort une cartographie permettant de juger de son état de préparation et d’orienter sa mise à niveau sur les domaines réellement prioritaires.

Enfin, les intervenantes ont rappelé que la déontologie est une composante maîtresse du métier de consultant, où la fiabilité et la réputation jouent un grand rôle. Les grands domaines de la déontologie du consultant (tels qu’ils ont été définis par Syntec, la fédération patronale française des entreprises de conseil) ont donc été rappelés : compétence, confidentialité, transparence, loyauté, devoir de conseil, intégrité, indépendance d’esprit et éthique.

Outre le site de la Syntec, les deux spécialistes ont également recommandé de visiter, entre autres, celui du Cercle du Conseil et de la CCI d’Ile de France et d’autres recherches sur internet. C’est l’occasion de rappeler que les anciens des Mines disposent en plus d’un groupe transversal de consultants indépendants commun avec l’X, les Ponts et les écoles du G16 : XMP-Consult, fort de plus de 1000 membres. Un prochain webinar, le 25 novembre, permettra de se familiariser avec ce réseau et avec les opportunités spécifiques ouvertes aux membres d’Intermines.

 

Antoine Jaulmes (P78)

 

[1] « Comprendre le métier de consultant », Nathan, 2011.

 



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