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Carrières * Marion Jesu (N 2004) Coach nous parle du vide

28 mars 2022 Actualités
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Il est dit que "la Nature a horreur du vide".
Drôle de regard à porter sur la Nature quand on lui attribue un sentiment de détestation à l'égard de quoi que ce soit.
Cette affirmation vient du constat que dans notre environnement, dès qu'un vide est créé, il est rapidement remplacé par quelque chose.
De là à considérer que la Nature a horreur de vide, c'est s'appuyer sur un grand nombre de croyances :

  • que la Nature est douée de sentiments de détestation,
  • que lorsqu'on remplace quelque chose (le vide) par autre chose, c'est qu'on a horreur de la chose que l'on remplace,
  • que le vide est l'absence de quelque chose,
  • que quand quelque chose nous dérange, la solution c'est de le faire disparaître.

Tout cela pour décrypter que cette expression parle beaucoup plus du regard que l'on porte sur le Monde que sur le réel comportement de la Nature.
Le vide se définit par ce qui n'y est pas. Un verre vide, c'est un verre qui ne contient pas de boisson, et pourtant il y a de l'air dedans.
Le vide intersidéral est l'absence totale de matière.
Ce qui est vide dans notre environnement terrestre réfère avant tout à une absence de perception sensorielle : je ne vois rien, je ne sens rien, c'est vide.
De fait, quand on observe que la Nature remplace le vide par autre chose, ce qu'il se passe en réalité c'est que d'une situation où l'on ne perçoit rien, on passe à une expérience sensorielle. Je VOIS apparaître des champignons dans le creux de l'arbre, j'ENTENDS le froissement des insectes qui se sont installés dans la roche, je SENS la vase qui vient remplir la grotte.
Comme je le perçois, je valide qu'il y a quelque chose et qu'il n'y a donc plus de vide.
Nous serions bien prétentieux de considérer que c'est notre perception sensorielle qui définit la réalité. Ainsi quand la Nature remplit un vide sensoriel par quelque chose, ce qu'elle fait en réalité c'est métamorphoser de l'invisible en perceptible, c'est transformer une réalité en une autre, c'est révéler une possibilité.
Le vide devient donc une notion fertile, puisqu'il est le terrain propice à la naissance de quelque chose de nouveau. Le vide devient un espace de respiration, de recul, de soupape, d'élan pour l'initiation d'une innovation : une plante, une bande d'insectes, un écosystème. Comme si le vide sensoriel qu'il représente offrait un appel d'air qui attirait des nouvelles configurations parmi lesquelles une option va s'installer.

Ceci étant posé, tournons-nous désormais vers nous-mêmes, nos vies, nos expériences et notre rapport au vide. Quand on ne considère plus le vide comme un ennemi à abattre et qu'on le regarde comme une phase intermédiaire qui ouvre à de nouvelles opportunités, son apparition dans un chemin (parcours professionnel, CV) n'est plus un drame terrible mais plutôt une chance.
Le vide n'est pas un problème, le vide est une situation pleine de probabilités.
Ainsi, au lieu de considérer que "la Nature a horreur du vide", il devient possible de se dire que le vide est à accueillir, voire même à créer, pour laisser à toutes les options la possibilité d'émerger et de faire un choix de ce qui pourra désormais advenir.
D'ennemi, le vide devient donc un outil ressource pour construire un chemin de vie, lui donner de la dynamique et en accompagner les changements.

Marion JESU (Nancy 2004) a créé en 2021  son entreprise d’accompagnement, de Coaching et de formations : «  Les Branches de Gwezenn ». Son champ d’activité couvre notamment les transitions de vie comme les gestions de carrière et les reconversions professionnelles.
Croyant profondément qu’un changement de regard sur son environnement est un pas de réconciliation avec soi-même, elle nous propose toujours un prisme de lecture différent sur le monde professionnel.

Suivez la sur son site : https://lesbranchesdegwezenn.jimdofree.com/

 




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